Pour l'abattage de ces deux arbres le ciel a revêtu sa tenue sombre, quelques larmes de pluie et un froid hivernal rendent ces moments
plus douloureux encore. Délicate attention les couleurs de la république sont hissées.
Les troncs sont mis à nu, dépouillés de leurs branches couvertes de feuilles tendres. Les pigeons ont compris qu'il est temps
de partir.
La grue est prête pour la décapitation du séquoia.
Sa tête est décolée.
Et mise à terre.
Deuxième trait de scie, la statue ne proteste pas, elle est stupéfaite, les bras lui en sont
tombés.
Le deuxième morceau descend à terre.
Et mis dans la benne qui l'emménera vers Cormeray.
Du sang coule de ses veines, rouge.
Dernière coupure pour ce grand corps malade.
Si des branches étaient mortes, son coeur était encore solide.
Au suivant... Le peuplier d'Italie
Le vieux compagnon italien se couche à son tour.
Et voilà nos deux géants sont partis, le décor change, après le bassin, ou enfant, on donnait à manger aux carpes
rouges, c'est maintenant les arbres qui cédent la place. Le temps passe inexorablement.